Michelot

 

A la partition du cantique de Defrenne, la Lumière, il est mentionné que le compositeur de la musique est le Frère Prosper Michelot, membre de la Loge des Amis Philanthropes.

Un autre cantique (1836) du même Defrenne, Les progrès de l'Art Royal, mentionne que la musique est des Frères Van Campenhout, Aimé, Prosper, Charles Michelot et Louis Napoléon Groetaers aîné, tous également membres de cet Atelier.

Un autre cantique encore de Defrenne, également en 1836, a été mis en musique par le Frère Emile Michelot aîné - et de ce Michelot-là, nous n'avons pas trouvé la moindre trace.

Le Michelot le plus connu est celui mentionné par Fétis dans les termes suivants :

MICHELOT (JEAN-BAPTISTE-AIMÉ), professeur de piano au Conservatoire de Bruxelles, est né a Nancy en 1796. Après avoir appris dans son enfance les élémens de la musique, il alla terminer, dans les années 1804 et 1805, son éducation musicale à Strasbourg, où Dumonchau se trouvait alors. Pendant une longue maladie de celui-ci, M. Michelot fut chargé de la direction de l'orchestre des opéras allemands et français. Ce fut aussi vers la même époque qu'il écrivit pour ces théâtres la musique d'environ 50 mélodrames, et plusieurs opéras, dont un seul , intitulé : Les deux Tantes, a été joué avec succès. En 1817, M. Michelot vint s'établir à Bruxelles, et depuis ce temps il y est considéré comme un professeur de piano de beaucoup de mérite. Attaché au Conservatoire de cette ville depuis son organisation en 1832, il a formé de jeunes artistes qui, devenus eux-mêmes de bons maîtres, propagent dâns la Belgique une bonne école du mécanisme d'exécution , auparavant inconnue dans ce pays. Il a écrit pour le théâtre de Bruxelles Héloïse, monodrame, joué avec succès. Ses compositions pour le piano consistent en : Exercices pour le doigter, Études pour les enfans, et plusieurs chants sans paroles, morceaux distingués où l'on remarque autant de nouveauté dans les idées que de sentiment de mélodie et d'harmonie. Tous ces ouvrages ont été publiés chez l'auteur , à Bruxelles. On connaît aussi de M. Michelot plusieurs jolies romances , parmi lesquelles on remarque particulièrement Geneviève de Brabant. En considérant le mérite réel du peu d'ouvrages que M. Michelot a donnés au public, je ne puis m'empêcher de regretter que l'obligation de fournir a l'existence d'une nombreuse famille n'ait pas permis à cet artiste estimable de donner un plus large développement aux heureuses facultés qu'il a reçues de la nature. Ce professeur est mort à Bruxelles, le premier mai 1852.

Le Dictionnaire des hommes de lettres, des savans, et des artistes de la Belgique de Philippe Vandermaelen (Bruxelles, 1837) le désigne (p. 131) comme Michelot aîné, ce qui donne à penser qu'il existait un Michelot cadet.

Ce Michelot cadet est vraisemblablement Prosper L. Michelot jeune, compositeur d'Etrennes lyriques dédiées à S.A.I. Mme la Princesse d'Orange éditées à Bruxelles chez Dewasne-Plettinckx et à Paris chez Romagnesi.

Nous n'en savons pas grand chose (même pas ses dates !), mais il est hautement probable qu'il s'agisse du nôtre.

Selon Kenneth Sparr, il serait également le compositeur, dans les années 1830, de Adieux à la Suisse, et aurait publié à Bruxelles (au début du siècle selon Sparr, ce qui est assez peu vraisemblable s'il est bien le cadet du précédent, né en 1796) des Principes élémentaires de musique, suivis du tableau de la portée et de l'étendue des voix et des instruments.

C'est probablement lui aussi qui a publié à Paris (voir ci-contre) trois valses (la 3e est intitulée Clorinde) et un galop pour piano.

Nos deux Michelot étaient sans doute deux frères, puisque nous lisons ici que :

Mlle Michelot (Zèlie-Marie-Thérèse), née à Nancy, le 2 février 1801, morte à Ixelles, le 3 mai 1822, avait révélé tout d'abord un talent des plus gracieux. Elle devint l'enfant gâtée du public, et sa fin prématurée affligea tout le monde. C'était la sœur des Michelot, dont l'aîné a été professeur au Conservatoire de Bruxelles.

Merci à qui pourrait nous aider à les identifier plus précisément. 

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