L'amitié maçonnique

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Ce cantique de Pradel (qui est aussi l'auteur de celui de la p. 231) figure aux pages 233 et 234 du Tome III (daté de 1807) des Annales maçonniques de Caillot.

On le trouve aussi, sans mention d'auteur ni de provenance, et avec la référence d'air équivalente Guzman ne connaît plus d'obstacle, aux pp. 21-2 de la Collection de cantiques de la Paix Immortelle.

Voir l'air.

La Loge des Arts et de l'Amitié mentionnée ici n'est certainement pas la prestigieuse Loge d'Aix-en-Provence, mais son homonyme parisienne, dont il fut Orateur et à laquelle aurait appartenu Boieldieu. Tivoli est d'ailleurs le nom des célèbres jardins qui constituaient à l'époque un lieu très fréquenté à Paris.

Avec la référence d'air équivalente Guzman ne connaît point d'obstacle, on retrouve ce cantique à la Lyre des francs-maçons de 1830 (p. 233), amputé du 3e couplet, et, au complet, à la colonne 718 de l'Univers maçonnique.


    
L’AMITIÉ maçonnique

Cantique pour la fête de la Saint-Jean d’Été, célébrée à Tivoli, par la Respectable Loge des Arts et l'Amitié, le premier juillet 1807.

Air de la romance du Pied de Mouton.

L'amour, héritier de sa mère, 
A sa sœur remit son flambeau 
Et lui dit : partageons, ma chère, 
Moi, je veux garder mon bandeau ;
A la clarté de sa lumière,
Aux mortels offrant des leçons, 
L'Amitié parcourut la terre. 
Et se fixa chez les Maçons.

Depuis ce jour, à tous nos frères , 
Cette aimable divinité 
Fit goûter des destins prospères, 
En leur montrant la vérité : 
Grâce à ses conseils, à son zèle, 
Si, par fois, nous nous chicanons, 
Avant de vider la querelle,
Nous vidons d’abord nos canons.

Tendre Amitié, ton influence 
Fait naître un bien doux sentiment !
Par toi, secourant l'indigence,
Le pauvre devient notre enfant ; 
Mais, brûlant d’en donner des preuves,
Si tout orphelin peut parler,
Iï est aussi d’aimables veuves 
Que nous aimons à consoler.

Par l’orgueil et fa jalousie 
Le Maçon fut calomnié : 
Mais pardonnons l'affreuse envie 
A qui méconnaît l'Amitié.
Méchans, bravant votre imposture,
On verra, malgré vos soupçons, 
Changer les lois de la nature 
Plutôt que celles des Maçons.

                                       Pradel, Orateur

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