Ce n'est qu'un au revoir
Cliquez ici pour entendre un fichier midi (version écossaise !) de cet air, emprunté au site Mount Scotia
... et cliquez ici pour voir la charmante carte de voeux musicale proposée sur ce thème par Jacquie Lawson
En cliquant ici, vous pourrez entendre la version de Beethoven dans ses Douze chants écossais, sur une page du site BestMusicClassical.com
Peu de chansons sont aussi internationalement répandues que le Auld Lang Syne, connu en français (dans une adaptation très libre) sous le nom de Choral des Adieux ou de son incipit Ce n'est qu'un au revoir.
Refrain:
Ce n'est qu'un au revoir mes Frères
Ce n'est qu'un au revoir
Oui nous nous reverrons mes Frères
Ce n'est qu'un au revoir
1.
Faut-il nous quitter sans espoir |
2.
Formons de nos mains qui s'enlacent |
3. O Frères,
unis par cette chaîne OU Unis par cette
douce chaîne |
4.
Car l'idéal qui nous rassemble OU
Car l'idéal qui nous rassemble |
Robert Burns, poète national de l'Écosse (on l'a surnommé Caledonia Bard et il fut désigné en 2000 par ses compatriotes, à une écrasante majorité, comme l'Ecossais du millénaire), était devenu maçon dès l'âge de 23 ans, le 4 juillet 1781, à la Loge St. David's Lodge de Tarbolton. Celle-ci résultait de la réunification, la même année (l'initiation de Burns eut d'ailleurs lieu à la première Tenue après cette fusion) de la St James's Lodge de Tarbolton (fondée en 1771) avec sa dissidence (en 1773) St David's, sous ce dernier titre distinctif. extrait du registre de la Loge : "Sederunt for July 4th. Robt. Burns in Lochly was entered an apprentice". Cette fusion ne fut qu'éphémère, et les deux Loges redivorcèrent moins d'un an plus tard ; Burns choisit d'appartenir à St James's, Loge dont il devint Depute Master en 1784 et à laquelle il dédia plus tard une de ses chansons. Il fut également fait, en 1786, membre honoraire de la Loge St John Kilwinning, à laquelle il dédia une autre de ses chansons. Sa mémoire est perpétuée avec dévotion par de nombreux maçons, notamment américains. Burns a fait l'objet d'un article aux pp. 46-55 du Vol. 5 (1892) de Ars Quatuor Coronatorum. Chansons de Burns figurant à ce site : Ye sons of old Killie - Adieu! a heart-warm, fond adieu! - A Masonic Song
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Il existe plusieurs variantes du texte français. Celle reprise ci-dessus est chantée dans certaines Loges au moment de la Chaîne d'Union. En voici une autre, légèrement différente, qui conviendra mieux à d'autres Loges :
Refrain:
Ce n'est qu'un au revoir mes Frères
Ce n'est qu'un au revoir
Oui nous nous reverrons mes Soeurs
Ce n'est qu'un au revoir
1.
Faut-il nous quitter sans espoir |
2.
Formons de nos mains qui s'enlacent |
3. Mes Frères, unis par cette chaîne |
4. Car le noeud qui nous rassemble |
On voit ci-dessous que le texte de cette version a été incrusté par Marc Meurrens sur l'excellente interprétation en anglais du groupe vocal Home Free.
Nous ignorons à quand remonte cet usage en maçonnerie ; il ne doit cependant pas être très ancien, puisque nous n'avons trouvé le texte dans aucun chansonnier autre que récent ; l'air ne semble d'ailleurs pas avoir été connu dans les pays francophones avant d'y être popularisé par le scoutisme.
Bernard Muracciole l'a enregistrée dans son livre-CD Vous avez dit ... Chansons maçonniques ? et dans son CD plus récent 275 ans de Chants maçonniques.
On trouvera des versions anglaises par exemple à une page du site américain The Music of Freemasonry.
Nous avons également trouvé, dans une brochure intitulée Masonic Songs for Community singing et publiée sous les auspices de la Grande Loge de l'Etat de New-York, trois chansons sur le même air :
On trouve le même texte - avec un couplet supplémentaire et une partition (un peu différente de celle ci-dessus) dans le Masonic Music Manual de 1897 (au bas de la même page figure, en partie, le texte original de Burns) :
Les pages 30 et 31 du recueil Masonic Harp de 1858 donnent également la partition avec le texte original de Burns et six textes pouvant se chanter sur le même air :
Nous en avions également trouvé, sur une page (devenue inaccessible depuis) du site de la Loge de Leipzig Minerva zu den drei Palmen, une version allemande :
Das Abschiedslied
Nehmt Abschied Brüder, ungewiß ist alle Wiederkehr.
Die Zukunft liegt in Finsternis, und macht das Herz uns schwer.
Der Himmel wölbt sich über´s Land, ade, auf Wiederseh´n.
Wir ruhen all in Gottes Hand, Gut Pfad, auf Wiederseh´n.
Die Sonne sinkt, es steigt die Nacht, vergangen ist der Tag.
Die Welt schläft ein und leis erwacht, der Nachtigallen Schlag.
Der Himmel...
So ist in jedem Anbeginn, das Ende nicht mehr weit
Wir kommen her und gehen hin, und mit uns geht die Zeit.
Der Himmel...
Nehmt Abschied Brüder, schließt den Kreis, das Leben ist ein Spiel.
Nur wer es recht zu spielen weiß, gelangt an´s große Ziel.
Der Himmel wölbt sich über´s Land, ade auf Wiederseh´n.
Wir ruhen all in Gottes Hand, Gut Pfad, auf Wiederseh´n.
Signalons enfin que la chorale Lefébure, colonne d'harmonie maçonnique vivante et interobédientielle tourangelle, a inscrit cette chanson à son répertoire, dans un arrangement à deux voix réalisé par le Frère O, qui l'a aimablement mis à notre disposition afin que nous puissions en faire profiter d'autres amateurs : vous pouvez accéder au PDF de cette partition en cliquant ici.
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