La Trinité (Paris)

 

La Loge parisienne de la Trinité fut constituée en 1783 (une Loge du même nom a existé antérieurement à Paris, dont en 1761 faisait partie le célèbre Stephen Morin et dont le Vénérable était le non moins célèbre Lacorne ; les ennuis de celui-ci - ou tout simplement son décès en 1762 - expliquent peut-être sa disparition).

Bésuchet en dit en 1829 (p. 74)

Dans la même année (1783), fut fondée à l'orient de Paris, la loge de la Trinité, que l'ordre a toujours comptée parmi les loges les plus dignes de leur institution.

Cette respectable loge n'avait pas obtenu sans peine la conservation de son titre. Le commissaire du Grand Orient chargé du rapport, s'y était formellement opposé dans ses conclusions. Dans un tableau du Grand Orient, à la suite des statuts généraux de cette époque, on voit une singulière addition : loge de la Trinité, dite de l'Égalité.

Le chapitre de cette loge professe toujours le rite philosophique des Sublimes Élus de la vérité, qui fut arrangé en 1776, bien qu'on en reporte l'introduction à Rennes, en 1748, par un maçon zélé, le frère de Mangourit, ancien diplomate, homme de lettres, actuellement officier honoraire du Grand Orient de France, ex-président des différents ateliers du Mont-Thabor de Paris. Ce vénérable frère, qui demeurait alors à Rennes, avait voulu établir, pour les frères instruits et pour tous les maçons distingués de la ville, une association maçonnique particulière, qui les séparât des maçons qui n'avaient ni la même instruction ni les mêmes habitudes civiles. Les statuts et règlements des Sublimes Elus de la vérité ont été imprimés.

On voit ci-dessous, à une médaille datée de 1802 (et qui confirme la fondation en 1783), qu'après l'interruption révolutionnaire elle avait repris ses travaux en 1799.

En furent membres Gatayès, Lachnitt, Brévière, Chatelain, Delsarte et le duc de Berry, second fils de Charles X.

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