Schmidt

Johann Philipp Samuel Schmidt (1779-1853) fut à la fois un juriste (qui termina sa carrière comme conseiller de la Cour de Prusse), un compositeur et un critique musical.

Il s'était produit très jeune comme pianiste, jouant du Mozart et aussi ses propres oeuvres. Il voyagea beaucoup et rencontra notamment Naumann, Zelter et Haydn. Pendant les quelques années (à partir de 1806) où les événements politico-militaires le privèrent d'emploi dans l'administration, il ne vécut que de ses talents musicaux.

 

Il composa principalement pour la voix, notamment des opéras.

Dans l'ouvrage de Karlheinz Gerlach, Die Freimaurer im Alten Preußen 1738–1806, on le trouve (p. 393) mentionné comme membre de la Loge Zu den drei Seraphim, affilié en 1801 en provenance (en 1798) de la Loge de Königsberg Zu den drei Kronen ; il fut également membre,  entre 1802 et 1812, du Collegium musical berlinois.

Dans le 2e volume (1799) de l'Auswahl von Maurer Gesängen de Böheim, on trouve de lui :

  • Herr erfülle uns mit Weisheit (Zur Ehre Gottes) sur un texte de Bürger.

  • Bei Maurern, welche Tugend lieben (Tugendregel)

  • O Freundschaft, grösster Glück auf Erden (Freundschaftslied)

  • Lasst euch, ihr erzürnten Schönen (An die Schwestern) sur un texte de Lenz

  • Für euch, ihr Schönen, soll er ertönen (An die Schwestern).

Dix de ses lieder figurent en 1814 à l'Anhang du troisième volume de l'Auswahl von Maurer Gesängen :

  • Auf der Bahn des Lebens

  • Bei dem Klange süsser Lieder sur un texte de A. Hartung.

  • Die Erde lasst wanken

  • Es rauschet der fluthende Zeitenstrom sur un texte de K. Hahn.

  • Es reden und träumen die Menschen sur un texte de Fr. Schiller.

  • Lasst uns dies Fest beschliessen

  • Stimmt an mit hellen hohen Klang sur un texte de M. Claudius

  • Es rinnet dahin sogeschwätzig und leicht sur un texte de K. Hahn.

  • In die Unendlichkeit hinaus (Bundeslied) sur un texte de Löst

  • Am fernen rauhen Meerestraude (Bundeslied am Johannis-Feste) sur un texte de Hartung

Voici ce qu'en dit Fétis dans son T. 7 :

SCHMIDT (Jean-Philippe-Samuel), fils d'un conseiller de l'amirauté et du commerce, naquit à Kœnigsberg, le 8 septembre 1779. A l'âge de sept ans, il commença l'étude de la musique, et plus tard les organistes Schulz, Haller et Richter lui donnèrent des leçons de piano, d'orgue et d'harmonie. Schœneheck, bon organiste et compositeur de mérite, lui enseigna le contrepoint, et le jeune artiste s'essaya sous sa direction dans des compositions de tout genre. Destiné à la carrière des affaires administratives, il étudia le droit à l'université, mais ne cessa pas de cultiver la musique. A cette époque, il publia un concerto de piano chez André, à Offenbach ; mais son goût pour la musique dramatique lui fit négliger le style instrumental pour se livrer à la composition de plusieurs opéras qui furent représentés sur le théâtre de Kœnigsberg. Dans les années 1798 et 1799, il visita Dresde, Berlin et Vienne, et ce voyage lui procura l'avantage de connaître personnellement Naumann et Haydn. A son retour de Vienne, Schmidt passa par Munich, Augsbourg, Stuttgard, Francfort, Cassel, Hanovre, Hambourg et Magdebourg, où il visita les artistes les plus célèbres de cette époque. De retour à Kœnigsberg, il entra dans l'administration des affaires publiques en 1801. Les événements de la guerre de 1806 ayant ruiné sa position, il fut obligé d'user de son talent pour vivre, et donna des leçons de piano et des concerts. Il reprit aussi dans le même temps ses travaux pour le théâtre, et lorsque le roi de Prusse lui eut confié de nouveau un emploi dans l'administration, et lui eut donné le titre de conseiller de la cour, en 1819, Schmidt continua de cultiver l'art en amateur. Dans l'été de 1822, ses fonctions de conseiller l'appelèrent à Francfort-sur-le-Mein, et au mois d'octobre de la même année, il accompagna le président Kother au congrès de Vérone, puis se rendit à Berlin. Il est mort dans cette ville, le 9 mai 1853. 

[suit une liste de 10 productions pour le théâtre, de 1792 à 1830]

On a gravé aussi à Berlin, chez Schlesinger, en 1816, la cantate de Schmidt intitulée : Der Engel auf dem Schlachtfelde (l'Ange sur le champ de bataille), considérée comme une de ses meilleures compositions. En 1834, Schmidt a écrit pour la société de chant de la Marche de Brandebourg, une autre cantate qui a pour titre : Das heilige Lied (le Chant sacré), et l'année suivante, pour la même société, un hymne et des chants patriotiques pour des voix d'hommes, avec accompagnement d'instruments à vent. Les autres compositions de cet homme de mérite, où l'on trouve des mélodies heureuses, consistent en seize cantates, neuf messes et oratorios, des symphonies, des quatuors et quintettes pour instruments à cordes, beaucoup de chansons qui ont obtenu un succès populaire, et des chants maçonniques

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