LINDPAINTNER

En cliquant ici, vous entendrez un extrait de l'Allegro giusto de son concerto pour basson et orchestre en fa majeur op.44, interprété par Albrecht Holder accompagné par les Stuttgarter Philharmoniker sous la direction de Nicolás Pasquet (CD Naxos 8.553456)

Descendant par sa mère d'une famille de cornistes, Peter Joseph von Lindpaintner (1791-1856) prend ses premières leçons de violon à l'âge de 7 ans ; à 15 ans, il part étudier la composition à Munich, où il deviendra en 1812 directeur musical de l'Isartortheater

En 1819 il devient maître de chapelle à Stuttgart, position (où l'avait précédé Hummel) qu'il occupera brillamment jusqu'à sa mort. Mendelssohn écrivait en 1832 à son ancien professeur Zelter qu'il le considérait comme le meilleur chef d'orchestre en Allemagne.

On lui doit une trentaine d'opéras, six messes, de la musique de chambre symphonique, des concertos, des lieder. Comme Romberg, il mit en musique le Lied von der Glocke de Schiller.

Quoiqu'il soit depuis longtemps connu que Lindpaintner a écrit de la musique maçonnique, son appartenance a longtemps été considérée, notamment par Cotte, comme non établie, jusqu'à ce qu'Autexier relève qu'il figure en 1843 au Tableau de la Loge de Stuttgart Wilhelm zur aufgehenden Sonne (fondée par Krebs en 1835, elle a édité un chansonnier en 1869).

 

De gauche à droite : Lindpaintner, Spohr, Molique, Berlioz et Ella, partie d'une intéressante lithographie (où figure également Vieuxtemps) exécutée en 1853 d’après un dessin de Charles Baugniet (1814-1886), intitulée L’Analyse. Souvenir de la Musical Union (Neuvième Saison) et reproduite sur une page du riche site Hector Berlioz.

 

Nos remerciements à la commune de Wasserburg (Bodensee) qui nous a aimablement fourni les photos (ci-dessus et ci-contre à droite) du monument funéraire (sculpture par Theod. Wagner) de Lindpaintner, dans le cimetière de cette commune.

Retour à la table chronologique :

Retour à la table alphabétique :