Giacomo MEYERBEER

En cliquant ici, vous entendrez un extrait de l'air Il tenero affetto de son opéra Il Crociato in Egitto, interprété par Yvonne Kenny et Della Jones accompagnées par le Royal Philharmonic Orchestra dirigé par David Parry (CD Opera Rara ORR220)

 

Issu d'une famille berlinoise, juive (ses oeuvres furent bannies par le régime nazi), riche et cultivée, Giacomo MEYERBEER (1791-1864), de son vrai nom Jacob Liebmann Beer, révéla des dons précoces de pianiste virtuose et donna son premier récital à l'âge de neuf ans. Il étudia le piano avec Clémenti et la composition avec notamment Weber, Vogler et Zelter. C'est comme compositeur d'opéra qu'il deviendra célèbre.

Ses premiers opéras sont cependant des échecs, à Berlin, à Munich et à Vienne. C'est en Italie qu'il se fera connaître et qu'il composera  six opéras italiens, dont le dernier, Il Crociato in Egitto (le Croisé en Égypte, 1824), représenté à Londres puis à Paris, lui assure la célébrité dans toute l'Europe.

Il s'installe en 1826 à Paris, où, en 1827, il rencontre Scribe, qui deviendra son librettiste attitré. De leur collaboration naîtront six opéras français, dont Robert le Diable (1831), les Huguenots (1836), le Prophète (1849) et, publié après sa mort, l'Africaine (1865).

Un intermède l'amène de 1842 à 1848 à Berlin où il est directeur général de la musique ; membre du sénat de l'Académie prussienne des arts, il demeurera compositeur de la cour royale jusqu'à sa mort.

 

Personnage pittoresque, qui paraît-il ne se séparait jamais de son parapluie et qui, lors de ses séjours à Spa, se promenait à dos d'âne, Meyerbeer n'a pas manqué d'exciter la verve des caricaturistes.

 (respectivement ci-dessus à gauche, et ci-contre, dessins de Gillot d'après Hadol, et de Gernay)

Il fut membre des Loges parisiennes Les Sept Ecossais Réunis, Reconnaissance par les Emules d'Hiram et Les Trinosophes, ainsi que membre d'honneur de La Clémente Amitié, de Bonaparte et de la très musicale Loge des Frères Unis Inséparables. Il fut aussi 33e au REAA.

ci-dessus : bustes de Meyerbeer, à l'Opéra de Paris (à gauche, avec une erreur de date) et (à droite) à Spa, la ville d'eaux qu'il fréquentait régulièrement.

Les grandioses honneurs funèbres lui rendus à Paris (Gare du Nord) - ci-contre - témoignent de l'énorme popularité de ce chevalier de la Légion d'honneur et membre de l'Institut de France.

Il figure, avec la mention 

Meyerbeer, Giacomo, compositeur de musique, 1 Boulevard des Italiens, affilié le 27 juin 1863

au Registre Matricule de la Loge parisienne Les Frères Unis Inséparables.

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