B. A. Weber

Cliquez ici pour entendre le fichier de sa partition pour le lied maçonnique Hinweg! Wer von Gewalt und Raube

 Cliquez ici pour entendre le début de l'enregistrement par la Loge de Mannheim de sa version du lied maçonnique Brüder streckt nun die Gewehre

Bernhard Anselm Weber (1764-1821) fut pianiste, compositeur (prolifique) et directeur musical. 

Il fit des démonstrations du xänorphica de Röllig.

Il est le compositeur en 1804 d'une très populaire mélodie sur un texte de Schiller, Mit dem Pfeil, dem Bogen.

Meyerbeer compta parmi ses élèves.

Dans les travaux de Karlheinz Gerlach, Die Freimaurer im Alten Preußen 1738–1806, on le trouve mentionné (p. 818 du Tome Die Logen in Berlin) à la liste des membres de la Loge berlinoise Zum Widder (fondée en 1776), après avoir été initié en 1793 à la Loge hambourgeoise Zum roten Adler (fondée en 1774).

Le premier recueil (1798) Auswahl von Maurer Gesängen de Böheim contient 13 lieder mentionnant comme compositeur B. A. Weber et un (n° 14) marqué simplement Weber (et pour lequel il pourrait donc y avoir un doute) :

Titre Incipit

10

Weihgesang 

Brüder, auf, euch ist erschienen 

14

Zum Preiss des Ordens

Hinweg wer von Gewalt und Raube 

15

Schlusslied

Brüder, streckt nun die Gewehre 

16

Festlied / Zur Feier des Stiftungsfest's

Wir singen heut im Hochgesang [Wer stimmt in meinen Hochgesang]

17

[An die] Wahrheitt 

Hör' uns Wahrheit, wenn wir hier auf Erden 

18

Zu Ehren des Königs / Am Geburtsfest des Landesherrn

Fest und treu gelobten wir 

19

Schluss des Jahres 

Des Jahres letzte Stunde 

25

[Die] Erinnerung 

Aus dem Strome des Genusses 

28

Wenn Brüder zu Felde ziehen [oder : für eine Militär-Loge]

Zu kämpfen für sein Vaterland 

31

Bei Aufnahme eines und mehrerer Br. / An einen jungen Br.

Uns nennt die Welt geheimnisvoll 

37

Armenlied 

Die ihr brüderlische Thränen 

55

Ruhe des Weisen 

Auf, lasst uns singen des Weisen Ruh 

77

Schlusslied 

Knüpft, Brüder, nun der Freundschaft Band 

Dans le 2e recueil (1799), on trouve aussi, sous le n° 73, le lied titré Entschliessung, d'incipit Die Zeiten, Brüder, sind nicht mehr, sur un texte de von Hymmen.

Et dans le 3e recueil (1814), on trouve, sous le n° 47, le lied Lasst am heut'gen Tage nur den Bund erneun, sur un texte de Hubert.

Voici ce qu'en dit Fétis (qui ne l'aime manifestement pas, et qui se trompe sur sa date de naissance), dans son T. 8 :

WEBER (Bernard-Anselme), maître de chapelle du roi de Prusse, chevalier de la Croix de fer, naquit à Manheim, le 18 avril 1766. Bien que ses parents le destinassent à l'état ecclésiastique, ils lui firent commencer fort jeune l'étude de la musique, sous la direction de l'abbé Vogler : il apprit, dans l'école de ce maître, les éléments du piano. Quand Vogler partit pour l'Italie, il reçut des leçons de chant de Holzbauer, et Einberger lui enseigna les éléments de l'harmonie. Plus tard, il fut envoyé à Heidelberg pour y suivre le cours de théologie ; mais l'aversion qu'il avait pour cette science et pour l'état qu'on voulait lui faire embrasser amena entre sa famille et lui de vives discussions, qui se terminèrent par une rupture ouverte. Arrivé à Hanovre, en 1787, il y accepta la place de directeur de musique du théâtre dirigé parGrossmann. Il remplit ces fonctions pendant trois ans. A cette époque, les partitions des plus beaux ouvrages de Haendel lui tombèrent entre les mains, et cette musique, aussi remarquable par la richesse d'invention que par les qualités du style, lui fit comprendre ce qui manquait à son éducation. Dans une lettre qu'il écrivit alors à son ancien maître, il exprimait son découragement avec tant de chagrin, que Vogler l'engagea à se rendre près de lui pour achever de s'instruire dans l'art d'écrire. Weber n'hésita pas à donner sa démission et à partir pour Stockholm. L'étude du contrepoint et du style dramatique y devint son unique occupation. Ce fut là qu'il entendit pour la première fois les opéras de Gluck. Son admiration pour les ouvrages de ce grand homme fut si vive, que dès ce moment, il les prit pour modèles ; mais, par la nature de son esprit étroit, cette admiration fut si exclusive, qu'elle lui fit méconnaître le talent de quelques autres grands artistes, particulièrement de Mozart, dont il dénigra toujours les sublimes productions dramatiques. 

La mort de Gustave III ayant décidé l'abbé Vogler à s'éloigner de la Suède, il se rendit en Danemark avec Weber, puis à Hambourg, où les deux amis se séparèrent en 1792. Alors Weber partit pour Berlin, où l'on organisait la troupe de l'Opéra allemand, au théâtre de Kœnigstadt. Il y obtint la place de second directeur de musique, et fut chargé de parcourir l'Allemagne pour engager les meilleurs chanteurs. Arrivé à Vienne, il s'y lia d'amitié avec Salieri. De retour à Berlin, après avoir rempli sa mission, il écrivit de la musique pour plusieurs grands ouvrages de Schiller et de Gœthe, tels que Guillaume Tell, Jeanne d'Arc, la Mort de Wallenstein el la Fiancée de Messine, ainsi que pour plusieurs ouvrages de Kotzebue. On lui offrit, en 1796, la place de maître de chapelle à Rheinsberg ; mais il n'accepta pas cette position. A cette occasion, son traitement de chef d'orchestre du théâtre Kœnigstadt fut porté à 1,000 thalers. Au mois d'octobre 1803, il fit avec Kolzebue un voyage à Paris. Méhul, qui le vit alors chez Millin, m'a dit quelques années après qu'il lui parut d'humeur assez bourrue, et dominé, comme son compagnon de voyage, par un sentiment d'envie et par l'esprit de dénigrement. De retour à Berlin au commencement de 1804, Weber obtint la place de maître de chapelle du roi de Prusse, avec l'autorisation de conserver la direction de la musique du théâtre de Kœnigstadt. II mourut à Berlin, le 25 mars 1821, à l'âge de cinquante-cinq ans.

Le talent principal de Weber consistait dans la direction des orchestres. Comme compositeur dramatique, il n'a été que l'imitateur servile de Gluck, et n'a montré de génie dans aucun de ses ouvrages. [suit une liste de ses compositions].

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