Santés d'Obligation

Cliquez ici pour entendre le fichier midi de l'air mentionné, séquencé par Christophe D.

Aux pages 187 à 189 du Tome VIII (1810) des Annales maçonniques de Caillot, figure ce cantique.

Le Caillot mentionné comme Vénérable de la Loge Ecossaise de Jérusalem est l'éditeur des Annales. En 1808, il y était 1er Surveillant.

Le ton de ces Santés d'obligation est nettement moins formel, révérencieux et cérémonieux qu'à l'habitude, même si elles en respectent l'ordre traditionnel :

L'auteur L. C. Tissot est certainement celui qu'on retrouve ici.

          

SANTÉS D'OBLIGATION

 

Chantées au banquet de la Loge de Jérusalem, rit écossais, dirigée par le Frère Caillot.

 

Air : Ma foi c'est un triste soldat.

Sur ma foi j'aime nos repas,
C'est un beau tableau de famille ;
Je préfère aux mets délicats
Une table où la gaieté brille.
Buvons donc, mes Frères, buvons
Par trois fois trois en vrais Maçons.

EN CHŒUR.

Buvons donc, mes Frères, buvons
Par trois fois trois en vrais Maçons.

Buvons au grand Napoléon ;
Buvons à Louise Marie ;
Qu'ils aient bientôt un rejeton
Pour le bonheur de la patrie.

Buvons donc, mes Frères, buvons
Par trois fois trois en vrais Maçons.

Buvons donc, etc.

Faisons un feu très-pétillant
Pour don Joseph, notre Grand Maître ;
Pour son digne représentant
Le même zèle doit paraître.
Buvons donc, mes Frères, buvons
Par trois fois trois en vrais Maçons.

Buvons donc, etc.

Buvons à tous les oriens
Et surtout à celui de France ;
Au vénérable de céans (1)
Nous devons boire aussi je pense.
Buvons donc, mes Freres, buvons
Far trois fois trois en vrais Maçons.

Buvons donc, etc.

Aux Frères de Jérusalem
Je voue une amitié sincère,

 

(1) Le Frère Caillot, Vénérable de la Respectable Loge Ecossaise de Jérusalem.

       

A ces bons écossais, goddem !
Je boirais la journée entière.
Buvons donc, mes Frères, buvons
Par trois fois trois en vrais Maçons.

Buvons donc, etc.

L. C. Tissot.

On retrouve cette chanson aux pp. 5-7 (sous le simple titre Couplets) du Nouveau Code récréatif des Francs-Maçons, sans la note de bas de page concernant Caillot, mais avec cette autre (relative au vers Qu'ils aient bientôt un rejeton) : ce cantique a été fait pendant le grossesse de S. M. l'Impératrice. On sait que cette grossesse s'est terminée le 20 mars 1811, ce qui nous permet d'affirmer que le Nouveau Code récréatif ne peut pas être antérieur à 1811.

L'air Ma foi c'est un triste soldat est donné, sous ce titre ou sous les titres alternatifs Voulez-vous suivre un bon conseil ? ou Versez donc, mes amis, versez, sous le n° 635 par la Clé du Caveau (3e édition).

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