Beau Sanctuaire des vertus

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Cette chanson commence (en utilisant le même air) avec deux couplets d'une chanson de la Lire maçonne (qui sont précisément les deux ajoutés par ce chansonnier à la version originale de Naudot) et se poursuit par deux couplets nouveaux (et avec un refrain différent).

On la trouve dans certaines des variantes des Chansonniers de la famille que nous avons appelée de Jérusalem (A p. 57, B p. 76, D p. 72, C p. 91, E p. 75) ainsi que dans d'autres chansonniers influencés par celui-ci comme le chansonnier lausannois de 1779 (pages 135-6, reproduites ci-dessous) et la p. 58 de la Lyre maçonne pour le Marquis de Gages.


CHANSON

 

Sur l'air : Frères, que des plus doux accords, &c.

 

 

BEau Sanctuaire des vertus,
Loge que vous êtes aimable !
Peut-on, sans vos sages statuts,
Goûter les plaisirs de la table ?
Chantons, bénissons mille fois
Des Maçons les heureuses loix.

 

 

 

Au sein de la tranquilité
Nous trouvons des douceurs parfaites ;
Le dégoût, la satiété
N'ont point d'asile en ces retraites.
Chantons, bénissons mille fois
Des Maçons les heureuses loix.

 

 

 

Ami dont le sublime vœu
Est rempli par notre suffrage,
Je ne connoissois que ce nœud
Qui pût nous lier davantage ;
Qu’à jamais ce nœud-gordien
Fasse ton bonheur & le mien !

 

 

 

Goûtons la douceur d’être unis
Par les deux plus beaux caractères ;
Jusqu’ici nous n’étions qu’amis,
Et maintenant nous voilà frères.
Qu’à jamais ce nœud-gordien
Fasse ton bonheur & et le mien ! 

 

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