Henry DARONDEAU

   Cliquez ici pour entendre l'air de Maudit Printemps, séquencé par David C.

   Cliquez ici pour entendre le début de sa Sonate à Quatre Mains pour le Pianoforte, Œuvre III, par le pianiste américain Richard Stevens qui, propriétaire de sa partition, l'a interprétée, avec un partenaire dont nous ignorons le nom, lors d'un concert dont un enregistrement nous a été communiqué.

 

Henry Beno François DARONDEAU - ou d'Arondeau - (1779-1865) reçut son éducation musicale de son père Bénoni, qui de Strasbourg l'avait emmené avec lui à Paris après le décès de sa mère en 1783. 

A 12 ans, en 1792, il écrit une sonate qu’il dédie à son père alors que celui-ci est émigré en Angleterre. En 1802, il entre au Conservatoire de Paris, où il suit les cours de Berton et Ignaz Ladurner (1766-1839). Il n'en retire pas de diplôme, mais suffisamment de profit pour devenir professeur de piano et vivre des cours qu’il donne, tout en devenant arrangeur et compositeur pour le Théâtre des Variétés.

Il a pour amis des compositeurs tels Tulou et Adolphe Adam, ainsi que des vaudevillistes comme Dumolard et des chansonniers comme Désaugiers, Brézier, Béranger, Pixéricourt, Rougemont, … pour lesquels il compose. Mais il compose aussi sur des poèmes de Lamartine, Chateaubriand, Scribe, ...

En 1836, à 57 ans, il part à Bourges. Avec sa femme Louise Monnot (que, après le décès de sa première épouse, il a épousée en 1821, et qui lui survivra), ils donnent des concerts, et des cours de piano dans la bonne société berruyère, mais aussi, gratuitement, à des enfants de famille moins favorisées.

En 1861, âgé de 82 ans, il décide de revenir à Paris auprès de ses enfants et de ses amis.

Il a eu six enfants de son premier mariage en 1801 avec une anglaise, et deux du second. Deux d'entre eux connaîtront une certaine notoriété : Benoît (1805 - 1869), hydrographe, qui fit le tour du monde en 1836 sur la Bonite, et Stanislas (1807 - 1841), peintre.

Il composa notamment :

- des pièces pour piano, dont (1806) La Prise de Vienne, Sonatine militaire pour le Piano Forte, dédiée à son ami Duport, Premier Danseur de l’Académie Impériale

- des romances (genre très en vogue à l'époque), éditées (parfois chez Sieber), soit isolément, soit dans des fascicules périodiques, tels que le Journal de Guitarre (sic) ou Lyre, regroupant des oeuvres de plusieurs compositeurs ; on citera le Retour de la sentinelle (paroles de Brault) ou le Ruisseau (paroles de Pannard). Il a aussi composé une partition pour une chanson de Béranger (initialement écrite par celui-ci sur l'air C'est à mon maître en l'art de plaire), Maudit Printemps, que nous avons trouvée (pp. 176-7) dans le recueil Musique des chansons de Béranger publié à Paris (chez Perrotin) en 1853 (6e édition) et que nous avons reproduite ci-dessous : un fichier midi correspondant à cette partition vous est proposé.

- de la musique religieuse, pendant son séjour à Bourges, où il exerça comme organiste

- des oeuvres lyriques, dont :

Cristophe (sic) Colomb, mélodrame de Pixéricourt : mention autographe par Henry Darondeau dans son catalogue de ses oeuvres

Son appartenance maçonnique est authentifiée (voir ci-contre) par sa mention, en tant que Frère, à la page 244 du Tome VI des Annales maçonniques de Caillot, comme compositeur d'une Stance en l'honneur d'Askeri-Khan, à qui il a également dédié une Fantaisie sur un thème persan.


La bibliothèque musicale de l'Université de Buffalo (Etat de New York, USA) a mis en ligne la partition d'une romance de Darondeau, L'amnistie de la violette.

Avec la reconnaissance toute particulière du webmestre envers Joël et Christiane Darondeau qui, se livrant à des recherches poussées sur les ancêtres de leur famille, ont bien voulu mettre à notre disposition de nombreux éléments d'information repris à cette page. 

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