François Giroust

En cliquant ici, vous entendrez un extrait du Déluge

 

Né à Paris le 9 avril 1737, François Giroust fut le surintendant de la Musique du roi avant de devenir, ayant survécu à la Révolution, le concierge du château de Versailles où il mourut le 28 août 1799.

Membre - ainsi que Huel et Vanderhagen - de la Loge Le Patriotisme à la Cour de Versailles, il composa de nombreuses oeuvres religieuses (dont la Messe du Sacre de Louis XVI), une vingtaine d'oeuvres maçonniques (aujourd'hui perdues à une seule exception près) ainsi que 27 oeuvres pour les Fêtes de la Révolution, dont une Cantate à l'Eternel (voir ci-dessous), une Versaillaise, et une autre cantate curieusement intitulée J'ai tout perdu et je m'en f.... Très engagé pour la Révolution, Giroust fut président de la 13e section, dite des Républicains.

Son Rituel funèbre maçonnique sous-titré le Déluge a été écrit en 1784, sur un texte de Nogaret, pour une cérémonie solennelle de la Loge. On trouvera sur ce site le texte et des extraits musicaux du Déluge.

ci-contre : la première page du Rituel funèbre maçonnique de François Giroust

Tout en étant membre du Grand Orient de France en tant que Loge bleue, La Loge Le Patriotisme, fondée en 1780, avait opté pour le rit écossais, dont la Mère-Loge était la célèbre Loge parisienne Saint-Jean d'Ecosse du Contrat Social. Le 9 mai 1785, une Tenue commune réunissait 4 Loges écossaises de Paris et Versailles, dont ces deux dernières. Au cours de celle-ci un hymne de Nogaret fut exécuté par le frère Giroux, maître de musique de la Chapelle du Roi et, selon les registres du Contrat Social (qui ont été dépouillés par Pierre Chevallier dans son livre Histoire de Saint Jean d'Ecosse du Contrat Social, Mère loge Ecossaise de France publié par les éditions Ivoire Clair), cet hymne a porté dans l'âme de chaque auditeur ce sentiment d'admiration que le génie et le talent seuls peuvent inspirer.

En 1804, elle se réveilla et adhéra au REAA nouvellement importé, sous le nom de St-Jean du Patriotisme, pour s'éteindre en 1807.

Félix Nogaret 

On peut lire sur Félix Nogaret (1740-1830) un article de Paul Fromageot - qui donne d'intéressants détails sur son activité maçonnique - aux pp. 1-21 et 137-151 du recueil 1904 de la Revue de l'histoire de Versailles et de Seine-et-Oise.

Commencée sous l'Ancien Régime, sa collaboration fraternelle avec Giroust se poursuivit après la Révolution.

Sur le site de la Bibliothèque Nationale de France, on trouve notamment les oeuvres suivantes, résultant de leur collaboration : 
  • Hercule triomphant, ou Le despotisme terrassé
  • Cantate à l'Éternel présentée au Comité d'instruction publique, le 20 brumaire, et revêtue depuis des suffrages de l'Aréopage français, pour être chantée dans le temple de la Raison
  • Scène dithyrambique exécutée le 20 vendémiaire à la Manufacture d'armes de Versailles, à l'occasion de l'anniversaire de son installation 

On trouve également de lui l'ouvrage Fictions, discours, poèmes lyriques et autres pièces adonhiramites (1787), avec notamment :
  • L'entêté converti (poème prononcé en Loge d'Adoption)
  • une Plainte au Grand Orient
  • une Adresse au Frère FRANKLIN, Ministre Plénipotentiaire des Etats-Unis de l'Amérique, ex-Vénérable de la Loge des Neuf- Soeurs, sur la faveur qu'il a faite à la Loge du Patriotisme à l'Orient de la Cour, d'assister à ses travaux
  • des couplets maçonniques
  • un discours sur l'Art Royal

Voir aussi le recueil (à caractère ouvertement maçonnique et publié par Caillot) Le Retour à la sagesse ou la Rentrée des hommes dans le temple et des femmes dans le jardin, imprimé en 1807 et reprenant beaucoup de ses textes anciens.

Une chanson de Nogaret peut être consultée sur le présent site, de même que les couplets maçonniques mentionnés ci-dessus.

 

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