Je commence à m'apercevoir

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Cet air est donné, avec les titres alternatifs Comme faisaient nos pères et J'aimons que l'on chante gaiment, par la Clé du Caveau (3e édition) sous le n° 255.

 

On en trouve (voir plus bas) une partition plus claire dans le recueil Musique des chansons de Béranger publié à Paris (chez Perrotin) en 1853 (6e édition). Béranger l'a en effet utilisé pour deux de ses chansons, Les adieux à la gloire (n° 158, p. 118) et les Troubadours (n° 217, p. 172). Ci-dessous, la première de ces deux partitions (qui sont d'ailleurs identiques). Ce titre est parfois orthographié j'commençons à m'en apercevoir.

Le catalogue de la chanson folklorique française donne les équivalences suivantes et précise l'origine :

J'aimons que l'on chante gaîment, de Dalayrac dans Alexis, (ou Comme faisaient nos pères, ou Français, Français le verre en main, ou J'commençons à m'apercevoir, ou Je commence à m'apercevoir, ou Les Adieux à la gloire, ou Les Troubadours).

Alexis ou l'Erreur d'un bon père est une comédie (1798) en 1 acte de Dalayrac sur un livret de Marsollier. On y trouve le texte suivant, qui correspond à la multiplicité de titres alternatifs mentionnée ci-dessus. On trouve d'ailleurs le même texte, un peu modifié, à la p. 7 de l'ouvrage (1866) Chansons nationales et populaires de France, accompagnées de notes historiques et littéraires par Dumersan et Ségur.

J'aimons que l'on chante gaîment,
Quelques couplets, queuqu' chansonnette...
Où l'berger près de sa bergerette,
Lui pari' d'amour ben gentiment.
Eh oui, morguenne,
J'voulons qu'on prenne,
Quelque joli petit refrain,
Qui mette tout le monde en train,
Tout en vidant nos verres,
Comme faisaient nos pères.

J'commençons à m'apercevoir,
Qu'il en est de la musique, 
Comme d'ia politique ;
Dont chacun parle sans savoir :
Eh ! mais, morguenne,
Vaut mieux qu'on prenne:
Quelque joli petit refrain, etc.

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