Borremans

 

Dans le Tracé imprimé (dont nous avons trouvé des éléments dans l'article de A. de Witte, intitulé SCEAU DE LA LOGE PAIX ET CANDEUR à l'Orient de Bruxelles, publié en 1901 dans la REVUE BELGE DE NUMISMATIQUE, article qui nous a permis de recenser une chanson) de la fête de la Concorde célébrée à Bruxelles, le 13 octobre 1808, par la Loge la Candeur, nous avons trouvé la mention suivante :

M. Borremans, directeur de l'orchestre du Grand Théâtre de Bruxelles y fit entendre, avec des variations savantes de la composition de son frère, artiste attaché à l'orchestre du même théâtre, cet air chéri des maçons, auquel le temps ne fait qu'ajouter un charme nouveau : Où peut-on être mieux qu'au sein de sa famille.

Le recours à des profanes n'étant pas exclu pour des prestations musicales en milieu maçonnique, ceci n'établit cependant pas qu'au moins un des frères Borremans ait été maçon à l'époque.

Mais au moins l'un des deux doit l'avoir - même si c'est plus tard - été, puisque nous avons trouvé un Frère Borremans signalé comme le compositeur de trois des cantiques chantés lors de la Fête maçonnique solennelle offerte en 1825 pour le mariage du Prince Frédéric et d'un de ceux chantés lors du solstice d'hiver du 17 janvier 1825 à la Loge de l'Espérance.

Fétis mentionne deux frères Borremans, sans aucun doute les deux mentionnés par la Candeur en 1808, et dont un doit donc être celui identifié comme maçon en 1825. Ce sont :

Joseph Borremans (1775-1858), compositeur, organiste et chef d'orchestre, maître de chapelle de l'église de Sainte-Gudule, organiste de celle de Saint-Nicolas et second chef d'orchestre du Théâtre Royal de la Monnaie, où il fit représenter 3 oeuvres (le Klapperman ou le Crieur de nuit d'Amsterdam, opéra-comique ; la Femme impromptue, opéra bouffe ; l'Offrande à l'hymen, scène lyrique). Comme organiste, cet artiste se faisait remarquer, dit-on , par un véritable talent d'improvisation ; comme compositeur religieux, il a laissé des messes, des Te Deum, des motets, etc., avec accompagnement d'orchestre. Sa sœur avait épousé Maurice Artot, père de Charles Artot.

ci-contre : la Monnaie en 1810

Son frère aîné, Charles Borremans (1769-1827), violoniste, chef d'orchestre du théâtre de la Monnaie de 1804 (suite au décès de Pauwels) à 1825 (Charles-Louis-Joseph Hanssens lui succéda à ce poste), professeur à l'école royale de musique, dont un Quatuor pour le fortepiano ou clavecin avec accompagnement de deux violons et basse est inventorié sous le numéro 476 dans des archives privées. A la p. 198 de l'histoire de la Monnaie parue en 1890, on peut lire :

... On a remarqué le nom de Ch. Hanssens à la place du chef d'orchestre Borremans. Celui-ci était depuis longtemps le sujet de plaintes nombreuses, et les journalistes même l'attaquaient pour sa mollesse au pupitre et le manque d'autorité dont il faisait preuve à l'égard de son personnel. Enfin, le directeur céda devant l'opinion publique, et s'occupa de le remplacer. Charles Borremans, né à Bruxelles, le 25 avril 1769, mourut dune fluxion de poitrine, le 17 juillet 1827, après avoir passé quarante-cinq années à la Monnaie, soit comme acteur, soit comme chef d'orchestre.

(NB : il y eut également à la Monnaie deux demoiselles Borremans, chanteuses). 

Lequel de ces deux était maçon (s'ils ne l'étaient tous les deux) ? Seul sans doute l'accès à des archives de Loges pourrait nous l'indiquer ...

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