Complainte d'un Chevalier Rose-Croix

Cliquez ici pour entendre le début de l'enregistrement de Bernard Muracciole

Cette complainte de hauts grades se trouve aux pp. 120 et 121 du Tome 7 des Annales Maçonniques de Caillot.

Elle est signée de Boubée, membre de l'Age d'Or - qui, comme beaucoup de Loges à l'époque, avait son propre Chapitre.

Il n'y a pas ici de mention d'air.

La même chanson figure (pp. 21-3), sous la même signature et avec les mêmes titre et sous-titre, à la Lyre maçonnique de 1811, mais avec la mention air nouveau.

On la trouve également, sans mention d'air, aux pp. 68-70 du Nouveau Code récréatif des Francs-Maçons.

Mais ces éditions ne font en fait que recopier le document original imprimé par Caillot, qu'il est possible de consulter à la Bibliothèque municipale de Lyon, sous la cote Bibliothèque municipale de Lyon SJ R.338/10,10.

Celui-ci contient en plus les précieuses mentions musique du Frère Romagnesy (sic) SPRC (souverain Prince Rose-Croix) et chanté par le Frère Derivis SPRC (il s'agit d'un chanteur de l'Académie Impériale de Musique ; il est mentionné ici comme ayant interprété une autre chanson de Boubée ; on voit ici qu'il était également membre de la Réunion des Arts et de l'Amitié).

C'est le thème des trois vertus théologales de Foi, Espérance et Charité (ces 3 mots sont mis en italiques, au même titre que ceux de Rose et de Croix) qui est particulièrement mis en évidence ici, comme il se doit à ce grade.

Quelques décennies plus tard, cette chanson a été reprise par Orcel, sous le titre Le retour du Chevalier Rose-Croix, dans son recueil (pp. 63-4), mais sans aucune mention ni d'air ni d'auteur.

C'est là que l'avait trouvée - à une époque où nous n'en avions pas encore, dans la présente page (mise en ligne en 2012), identifié l'auteur - Bernard Muracciole qui, en trouvant le texte fort beau, a composé pour elle une musique de son cru pour en faire la plage 17 de son livre-CD paru en 2008. 

Selon les commentaires qu'il y donne, la divine montagne mentionnée au 3e couplet pourrait être soit le célèbre Mont Heredom, soit le Mont des Oliviers, qualifié par un document du Grand Orient en 1801 de Saint Mont sur lequel le fils du grand Architecte expira.

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