Hommage à Washington

A défaut d'un air qui soit propre aux deux textes ci-dessous, nous vous proposons un dirge (cliquez ici pour l'entendre) qui a été interprété lors des funérailles de Washington.

Le dirge (hymne funèbre) le plus employé aux Etats-Unis depuis le XIXe est l'hymne de Pleyel.

L'ouvrage relatant une cérémonie maçonnique (dont certains cantiques seront repris sur ce site) de consécration d'un Temple à Boston en 1867 se termine par un hommage à George Washington, comprenant (pp. 249-259) un rappel de son activité maçonnique (avec des extraits de sa correspondance) et (pp. 259-267) un compte-rendu des cérémonies maçonniques de deuil organisées à Boston le 11 février 1800 par la Grande Loge du Massachusetts (la date initialement prévue était le 22, jour de son anniversaire de naissance, mais, comme cette date a ensuite été choisie pour des cérémonies nationales d'hommage, cette manifestation spécifiquement maçonnique a dû être avancée au 11).
 

The grand object of Masonry is to promote the happiness of the human race.

George Washington, 1792

Nous y avons trouvé (pp. 264-5) deux pièces chantées à cette occasion, une Ode d'anniversaire (sans doute composée avant le changement de date mentionné ci-dessus) et un Masonic Dirge (chant funèbre maçonnique). Aucune indication n'est donnée sur la musique.
 

ANNIVERSARY ODE.

Is this the Anniversary so dear,
The gayest festival in Freedom's year, 
When millions meet their gratitude to pay. 
To their Deliverer on his natal day ? 
And glad applauses echoed through the throng, 
And festive joy inspired the choral song ! 
It is ! but ah, how changed ! its joys are o'er ; 
Its Washington, its birthright, is no more !

To civic triumphs funeral rites succeed ; 
To flowery garlands this encircling weed ; 
And to loud paeans sounding to the skies, 
Deep, solemn dirges and heart-rending sighs ; 
Whilst those who welcomed once the morn's return, 
Assemble now around its patron's urn. 
How changed the day ! its gladsome scenes are o'er 
Its Washington, its birthright, is no more.

 

MASONIC DIRGE.

While every orator and bard displays 
The hero's glory and the patriot's fame, 
And all the guardians of their country's praise, 
Revere his greatness and his worth proclaim, 
We mourn the man, made ours by tend'rest ties ; 
Their honored chieftain, our loved Brother dies !

Come, then, the mystic rites no more delay, 
Deep silence reigns, the tapers dimly burn, 
Wisdom and Fortitude the requiem pay, 
And Beauty strews fresh garlands round the urn. 
A Mason, Brother, a Grand Master dies ! 
The " Acacia sprig " designates where he lies.

As Love Fraternal leads our footsteps there, 
Again to weep, again to bid adieu, 
Faith views the soul, released from mortal care, 
Through spheres empyreal its blest course pursue. 
Till in the Lodge of perfect Light attain, 
There may we meet our Washington again.

George Washington

Washington fait l'objet d'une véritable vénération dans la maçonnerie états-unienne, qui lui a édifié un mémorial.

L'imagerie maçonnique américaine abonde d'ailleurs en tableaux - souvent réalisés après sa mort (un tableau le montre en décors de Royal Arch, alors qu'on n'est même pas certain qu'il en ait été membre !) - le représentant en décors maçonniques. La pose de la première pierre du Capitole au cours d'une cérémonie maçonnique (ci-dessous à droite) fait partie des thèmes de prédilection de cette iconographie. 

en haut à gauche de l'image ci-contre, son ami et Frère La Fayette.

Il a été rapporté que Washington portait lors de cette cérémonie de 1793 le tablier de satin blanc brodé par l'épouse de La Fayette, lequel le lui avait offert en 1784.

Ce célèbre tablier est reproduit, d'une manière sans doute plus fidèle, dans l'ouvrage Old Masonic lodges of Pennsylvania, "moderns" and "ancients" 1730-1800, which have surrendered their warrants or affiliated with other Grand Lodges, compiled from original records in the archives of the R. W. Grand Lodge, F. & A. M. of Pennsylvania, under the direction of the Committee on Library (1912).

Sa symbolique est analysée ici.

Le pastel ci-contre a lui été exécuté, par William Williams, du vivant de Washington et d'après nature, en septembre 1794.

C'est en tout cas ce que mentionne l'ouvrage cité ci-dessus, où nous l'avons trouvé.

L'ouvrage de Marvin, The medals of the masonic fraternity (Boston 1880), reproduit sous le n° CCLXIV la médaille ci-contre.

D'autres médailles sont visibles ici.

 

Nous avons également trouvé un hommage francophone à Washington dans The Free-Mason's vocal assistant and register of the lodges of Masons in South-Carolina and Georgia paru à Charleston en 1807. Au moment de son décès, la Loge francophone de l'Aménité à l'Orient de Philadelphie s'était signalée par une Tenue de deuil en son honneur.

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