Les Chansons de Ruysch

Ce recueil (sans partitions) a été publié en 1849 à Rotterdam par A. Ruysch sous le titre Acasia Loveren, Kleine Verzameling van nieuwe Mac:. Gezangen voor Nederlandsche Vrijmetselaars (Feuillages d'acacia, petite collection de nouvelles chansons maçonniques pour francs-maçons néerlandais).

Il comprend 41 chansons, dont 32 en néerlandais et 9 en français. La plupart sont signées A. R. (les initiales de Ruijsch), mais de nombreuses chansons francophones, soit ne portent aucune signature (n° 18), soit (3, 9, 11, 13, 16, 26) portent en signature D. L. (un indice donne à penser qu'il pourrait s'agir de chansons empruntées à Louis Desessarts).

Ruysch (portrait ci-contre) y est désigné comme Dignitaire de la Loge l'Astre de l'Orient à Vlissingen (Flessingue).

Fondée en 1792, cette Loge, qui porte le n° 26 du Grand Orient des Pays-Bas, existe toujours. Une Loge du même nom - ce qui donne à penser qu'elle est sa fille - a été fondée en 1863 sous le n° 47 de la même Obédience à Stellenbosch en Afrique du Sud.

Joos Verschuere Reynvaan fut également membre de cette Loge.

Au milieu du XIXe, le chansonnier de Ruijsch confirme donc le maintien d'un certain usage du français dans les Loges néerlandaises, mais dans une beaucoup plus faible proportion qu'antérieurement : majoritaire au XVIIIe (cfr. La Lire maçonne, où la plupart des chansons sont en français), cet usage déclina à partir de la fin du XVIIIe (cfr. Chansonniers de Reynvaan et de Holtrop, où le néerlandais est déjà majoritaire).

Les 9 chansons francophones sont les suivantes :

Numéro Titre

3

A la santé du Roi Guilleaume III
5 Au Grand Maître National Prince Frédéric
7 Chant général d'Allégresse
9 A la Santé du Vénérable Maître
11 A la Santé des Frères Surveillants
13 A la Santé des Frères Visiteurs
16 A la Santé des Frères Dignitaires
18 A la Santé des Frères Membres et des Frères Enfants
26 Le bon Samaritain

Sept de ces neuf sont consacrées aux Santés, selon le schéma traditionnel (avec cependant inversion de l'ordre des 5e et 6e). Leurs textes sont souvent inspirés - sinon purement et simplement copiés - de ceux des airs chantés lors de la fête de 1825 pour le mariage du Prince Frédéric.

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