Chanson des Maîtres

cliquez ici (midi) ou ici (mp3) pour entendre l'air correspondant à la partition des pp. 14-15 ci-dessous.

cliquez ici (midi) ou ici (mp3) pour entendre celui correspondant à la variante des pp. 16-17.

  

Tous de concert chantons
A l’honneur de nos maîtres,
A l’envi célébrons
Les faits de leurs ancêtres,
Que l’écho de leurs noms
Frappe la terre & l’onde,
Et que l’art des maçons
Vole par tout le monde.

CHŒUR.

A l’art royal, plein d’une noble ardeur,
Ainsi qu’à ses secrets rendons hommage ;
Tout bon maçon les garde dans le cœur,
Et de l’ancienne loge ils font le gage.

Les rois les plus puissans,
Que vit naître l’Asie,
Sçavoient des bâtimens
La juste simétrie ;
Et des Princes Maçons,
Marqués dans l’Ecriture,
Aujourd’hui nous tenons,
La noble architecture.

Par leur postérité,
L’art royal dans la Grece
Parut dans sa beauté,
Dans sa délicatesse ;
Et peu de tems après,
Vitruve, sçavant homme,
L’accrut avec succès
Dans la fuperbe Rome.

De là tout l’Occident
Reçut cette Science ;
Et principalement
L’Angleterre & la France ;
Où parmi les loisirs
D’une agréable vie,
On jouit des plaisirs
De la Maçonnerie.

Nous qui voyons ce tems,
Cet heureux tems, mes freres,
Et le nectar charmant
Remplir souvent nos verres;
Bénissons à jamais
Du monde l’Architecte,
Qui joint à ses bienfaits
Ce jus qui nous humecte.

Ces pages sont les pp. 14 à 17 du chansonnier de Naudot.

On notera la parenté entre ces partitions et celle donnée pour la Chanson des Maîtres par Anderson (cliquez ici pour l'entendre)

On trouve la même chanson, entre autres :

On peut l'entendre, dans l'interprétation de Bernard Cottret (baryton), accompagné au clavecin par Marcelle Charbonnier, sur l'album Musiques maçonniques (EMI Classics CDZB 69567) de Roger Cotte (présenté sur le site Amazon.com).

 Une partition identique à la première ci-dessus (avec le même texte) figure à la première édition (1771) du chansonnier de von Hymmen pour la Loge des 3 Globes, Freymäurerlieder mit Melodien.

On trouve aussi, sur une page du très riche site Poèmes satiriques du XVIIIe siècle et sous les références $5650 et Bibliothèque Mazarine, manuscrit de Castries 3989, pp. 311-14, le même texte mais avec la date (antérieure !) 1736 et la mention d'air Lancelot Turpin. On peut voir ici cet air, qui n'a rien de commun. Faut-il en conclure qu'avant que la mélodie d'Anderson lui soit adaptée, le texte avait déjà été chanté sur un autre air ?

  

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