Explication de la Maçonnerie et de ses Emblèmes

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Ce cantique est un de ceux proposés par Guillemain de Saint-Victor dans le Recueil précieux de la Maçonnerie Adonhiramite pour terminer le Banquet de la Loge de Table, juste avant la fermeture de celle-ci.

On en trouve également les deux premiers couplets, sans la note, à la p. 48 de l'Almanach des francs-maçons pour l'année 1791, avec la mention Des simples Jeux de son enfance pour l'air.

On le trouve également (p. 54), sous le titre CANTIQUE Chanté dans la Loge des Neuf Soeurs, à l'Orient de Paris, par le Frère G., le jour de la réception de M. de V., dans les Oracles de la Vérité en 1788.

Le même texte, avec la référence du même air, se trouve au Dictionnaire maçonnique de Quentin (où il est également considéré comme un Cantique pour la Clôture, et où se trouve aussi la référence à Voltaire) ainsi que (avec le même titre) au Code Récréatif de Grenier (pp. 236-7) et dans la partie francophone du Free-mason's vocal assistant paru à Charleston en 1807 (p. 164)

On le trouve encore, mais sans la note concernant Voltaire, au chansonnier de Holtrop en 1806 (pp. 315-6), ainsi que dans la Lyre maçonnique de 1810 (pp. 75-6), mais avec, dans cette dernière, quelques minimes modifications (p. ex. : Et nous les conserve à jamais au lieu de Et nous les conserve parfaits).

Le texte (sans la note 1) a également été reproduit en 1839 à la p. 364 du recueil du Tome premier (première année, 1839) du périodique maçonnique Le Globe, sous le titre EXPLICATION DE LA FRANCHE-MAÇONNERIE - Stances chantées au banquet de la loge des Neuf-Sœurs, Orient de Paris, le 7 juin 1778, après la réception du frère Arouet de Voltaire.

On retrouvera également ce cantique (sans aucune note ni mention d'air) en 1835 (colonnes 155-6) dans le n° 1 de L'Univers maçonnique, sous le titre La maçonnerie et ses emblèmes, et à nouveau en colonne 458, mais cette fois avec une note en rappelant l'origine et  sous le titre Explication de la Maçonnerie. Moreau la recopiera de là à la p. 77 de son Précis sur la Franc-Maçonnerie avec ce même titre mais sans note explicative.

Le deuxième couplet en est aussi repris, sous le titre Couplet à une Soeur nouvellement initiée, qui demandoit ce qu'étoit la Maçonnerie, et ce que les Francs-Maçons faisoient dans leurs Loges, en tête du Recueil de Cantiques maçonniques du Manuel des franches-maçonnes ou la vraie maçonnerie d'Adoption.

On notera, à ce couplet, la première apparition (à notre connaissance) d'une expression qui fera florès par la suite :

Dans nos Temples tout est symbole

Ce même deuxième couplet, également isolé, sera aussi repris (p. 139) en 1803 au Recueil précieux de la Charbonnerie des premiers tems, sous le titre symétrique à un nouvel Initié, qui demandait ce qu'était la Charbonnerie, et en remplaçant Temples par Ventes et Maçonnerie par Charbonnerie.

On trouve encore le texte, sous le titre Poésie maçonnique, aux pp. 109-110 du Temple mystique de Marconis de Nègre.

 

Explication de la Maçonnerie

et de ses emblêmes

 

Cantique

 

Sur l'Air : Du Vaudeville d'Epicure.

 

PREMIER COUPLET

 

Sages que l'Univers contemple,
Philosophes, qui l'éclairez, (1)
Demi-Dieux, entrez dans ce temple,
Dans tous nos secrets pénétrez ;
Pour vous, de nos plus grands mystères,
Je dois tirer le voile épais
Qui les cache aux hommes vulgaires
Et nous les conserve parfaits.

 

II.

 

Dans nos Temples tout est symbole,
Tous les préjugés sont vaincus ;
La Maçonnerie est l'école
De la décence & des vertus.
Ici nous domptons la foiblesse
Qui dégrade l'humanité ;
Et le flambeau de la sagesse
Nous conduit à la volupté.

 

III.

 

Le compas démontre un coeur juste,
Si nécessaire à tous Maçons ;
Des Apprentifs la pierre brute,
Symbolise nos passions ;
Le niveau, l'à-plomb & l'équerre
Sont sagesse, force, beauté ;
Et l'emblème de la lumiere
Annonce la Divinité

 

Fin de la Loge de table

 

(1) je fis ce Cantique le jour que M. de Voltaire fut reçu Maçon à la Loge des neuf Soeurs.

Voir la partition.

On notera l'approximation dans une rime (juste / brute) du dernier couplet.

Une traduction en portugais de cette chanson peut être trouvée dans les pages musicales du site de la Loge brésilienne Luz no Horizonte 2038.

En 1849, la chanson a été adaptée - de manière d'ailleurs assez malheureuse - pour un chansonnier hollandais.

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